En 2017, devraient être également créés les centres d’expertise et de ressources titre (CERT) promis par le gouvernement. Ces plateformes spécialisées dans l’instruction de la délivrance des titres devraient être au nombre de 58, réparties sur toute la France.
La réforme modifie également considérablement le rôle que tiennent les communes dans la délivrance des titres. Alors qu’aujourd’hui, l’ensemble des communes peut recueillir les demandes de CNI, seules celles dotées d’un dispositif de recueil sécurisé pourront continuer à le faire demain, soit quelque 2 100 communes, « ce qui correspond à peu de chose près à la maille intercommunale telle qu’elle vient d’être définie », a précisé Bruno Le Roux. Le ministre de l’Intérieur a aussi essayé de rassurer les maires inquiets des conséquences de cette réforme de l’instruction de la délivrance des cartes nationales d’identité (CNI) en termes de proximité. « Je comprends cette crainte et je sais combien il importe aux élus de préserver les liens qui les unissent à leurs administrés », a-t-il ainsi déclaré, annonçant que la réforme devait « offrir à toutes les communes volontaires, qu’elles aient ou non un dispositif de recueil, la possibilité de proposer à leurs administrés un nouveau service d’aide à la demande de titres ». « Ces communes pourront ainsi accompagner les administrés qui sont le plus éloignés du numérique, dans leurs démarches de pré-demande en ligne », a précisé le ministre.
Bruno Le Roux a aussi annoncé que « ces mairies pourront accueillir temporairement un dispositif de recueil mobile ». Une centaine de ces installations devrait être répartie sur le territoire national « pour faciliter la réalisation des démarches des usagers les moins mobiles ».
Une façon de répondre en partie à l’une des demandes de l’AMF qui dénonçait un nombre de dispositifs de recueil mobiles « largement insuffisant ». Dans un communiqué publié début décembre, l’association rappelait aussi « ses principaux points de désaccord en discussion », dont le délai prévu (généralisation du dispositif au 1er mars 2017) qui n’est « pas raisonnable », selon elle.
Télécharger le communiqué de l'AMF.

